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Il ne leur aura fallu que deux années pour donner une soixantaine de concerts et si cette formation à deux voix venue deLyon en passant par Zagreb est arrivée à se faire une réputation, c’est aussi et surtout parce qu’elle est capable de se fondre au paysage en s’adaptant à chaque situation. Habituellement quatuor avec piano, contrebasse et batterie, Jusqualalie mélange rock et chanson avec java et racines slaves en faisant travailler son humour et sa gouaille et si Rosanna Mengotti et Frédéric Lanz se partagent les parties de voix, leurs deux acolytes rythmiques Simon Laplace et Bertrand Moulin ne déméritent jamais quand il est question d’emmener le tempo ! Amoureux des « Chansons infernales», Jusqualalie nous en propose de nouvelles et nous les sert sur un plateau d’argent … De l’humour et du talent, ces Lyonnais en ont forcément, comment pourrait il en être autrement pour faire ces textes à la fois drôles, dérangeants, impertinents, farfelus et même parfois graves ? Alors on se jette dans le grand bain et on entre dans la danse avec cette mélancolie latente qui pondère une joie toute palpable, cette aisance de ton nécessaire, qui dis-je indispensable, pour pousser aussi loin le paroxysme d’une chanson française qui sans eux en finirait presque par se mordre la queue au point de carrément l’avaler … Jusqualalie met les pieds dans le plat et n’hésite pas à risquer de faire tache dans un paysage trop lisse d’où ne surnagent que des formations qui oeuvrent dans la même mine, celle des Blérots de R.A.V.E.L, des Debout Sur Le Zinc et autres Java ou Ogres de Barback. Le style se veut difficilement définissable mais particulièrement revigorant, à la fois jeune et imagé, et les textes s’accompagnent d’un piano bastringue ou d’une contrebasse pour mieux montrer que c’est en gardant un savoir-faire venu du passé que Jusqualalie regarde vers demain … De là à dire que le contenu du calice n’est pas loin d’être parmi les plus enivrants, il y a un pas que ces «Chansons infernales » auront tôt fait de vous faire franchir ! (Webzine Zizazic)
Lorsque l’on découvre la pochette de cet album, on suppute que le projet artistique doit être assez ambitieux. Les illustrations à la manière « d’un livre pour enfants qui ferait un peu peur » sont comme autant de tableaux que je me plairais à accrocher dans mon appart (et y a même des BD). On ouvre donc le livret que recèle la pochette cartonnée (grand standing) et oh grand bonheur ! Il y a les textes ! Je conseille d’ailleurs de les déguster avant écoute, comme une mise en bouche qui activera votre curiosité. Chaque morceau est une histoire de gens, comme autant de morales parfois immorales sur la vie, la ville et le monde comme il ne va pas bien du tout parfois. C’est la ville avec son cortège de petits bonheurs, de gros malheurs. En fait, on ressent tout une filiation culturelle populaire très française, avec des chansons sur les boires et déboires de l’amour « avec du poil autour ». Ce sont des interprétations dans une poésie à la verve un peu « titi parisien », (pardon les lyonnais), avec des accents presque argotiques. Chaque mot est à sa place, c’est très littéraire en fait. La morale de cet album ? Attention ! La vie est faite de turpitudes et l’on n’est jamais sûr de rien ? Et la musique ? On se surprendrait à vouloir danser la valse dans une guinguette sur les bords de Saône, ou bien à pogoter le temps d’un morceau plus vif. Il y aurait des rythmes à l’influence yiddish que ça ne m’étonnerait point. A noter la parfaite osmose entre les voix et les accompagnements. La question qui me turlupine : qu’est-ce qui peut bien être à l’origine de cette création ? Les textes ou la musique ? Et quel orchestre ! Accordéon, piano, violoncelle, contrebasse, guitares et batterie. Mais encore mandoline, sitar, weissenborn (mais c’est quoi ce truc ?). Enfin, tout cela pour dire que c’est véritablement une réussite. Un univers à part entière. Une ambiance théâtrale. Mais attention ça ne se déguste pas comme une sucrerie qui donne envie de se goinfrer et fait grossir. Non, c’est un met délicat avec des saveurs aigre douce qui pourraient déplaire à qui n’aime pas les surprises. (MZ Webzine)
Rythmée, enjouée, excitée, originale et vocale. Ce sont là des termes bien appropriés pour qualifier la musique de « Jusqualalie ». Quand on scrute la pochette et le livret, dédiés à l’illustration pour enfants (de qualité d’ailleurs), on s’attend à une musique plutôt naïve et gentille, adressée principalement au jeune public. C’est bien là la preuve qu’il ne faut pas se fier aux apparences. « Jusqualalie », avec ses Chansons infernales, nous offre une musique déjantée, qui n’a rien d’une roue de secours. Ce qui me frappe, à la première écoute, c’est le clavier. On imagine les touches souffrirent sous la pression dynamique exercée par les doigts du musicien. Sur le plan vocal, ça chante, ça crie, ça parle, ça s’exprime à pleine voix et surtout ça fait plaisir à entendre. La musique est complète, les oreilles sont comblées, les textes bien écrits, on en redemande. Jusqualalie, jusqu’à la mort. (Autoprod')
7 titres enregistrés le 13 juillet 2005 au studio musiclabo à Craponne.
Première maquette du groupe...9 titres enregistrés à la cave en février 2005 et mixé par Sacha Chopard du "smooth tune studio" et Bertrand Moulin ! |
| Discographie |